Il montre du doigt et son autre main essuie l'eau et la sueur, casquette à la main.
Il montre la pierre centrale, différente, arrivée de nulle part et ornée de draperies liquides. Il montre aussi un décor brutal, des surfaces couvertes de cicatrices angulaires et de failles gorgées d'eau. Il montre une scène dont nous attendions une légende, un glaive mythique plus grand qu'un homme. Une lame plantée scellée dans la pierre pour les siècles à venir. Bien au-delà des vols de long-courriers, des réacteurs nucléaires, des données volatiles codées en binaire. La roche au centre ne semble pas prête de s'éroder.
Ce site est une création permanente, alimentée régulièrement par Daylon, Icha, Lasth & Mime.
Vous y trouverez illustrations, photographies, fictions et roughs en tout genre.
This website is an on-going collective arty project, fed by four young so-called artists.
We do stuff.
We mostly speak french, but he, some other strange-looking languages too.
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Ils firent une pause non loin de là, juste au-dessus. Les sacs serrés aux épaules ; les bouteilles d'eau à moitié vides, déjà ; les fragments de nature et de terre infiltrés sous les vêtements. Le cheveux collés au front. La cascade creusait sa propre vallée dans un boucan du diable. Ce dernier détail est hors-champ.
De l'eau vaporisé à l'impact brumisait nos visages.
La pénombre ramenait la température à des niveaux plus acceptables.
Nocturne à plusieurs mètres de profondeur.
Ces visages changés, inconnus ici mais peu importe ; ces gestes plus approximatifs, nous les connaissons : ils s'agglutinent aux terrasses ouvertes par cette chaleur.
Nombreux, en bancs, sous chaque enseigne, baignés de monochrome orange.
Une quantité de lumière impressionnante saisissait les scènes en ombres violentes, en couleurs idéales. Les jardins s'y découpaient, élevés au-dessus du sable.

[Talk-show] Et quelqu'un sait pourquoi nous n'avons jamais terraformé les jardins ? Non, mais, je veux dire, soyons sérieux deux minutes : on ne peut même pas aller là-bas. On a un super zoo qui nous coûte les yeux de la tête et pas moyen d'y faire un tour ! [rires du public]
Bon. Bon. Bon.
Okay. C'est très très beau, les jardins. J'aime regarder le ciel, les jardins, toute cette verdure quand je me lève ; c'est génial, non ? Mais nous sommes les uns sur les autres, ici... Qu'est-ce qu'on attend ? Hé bien, on m'a dit que les jardins, c'était notre réserve... Mais on crève ici-bas ; et à part y envoyer des fonctionnaires en combi, on [interférences] /
« Si tu savais comme je t'envie, butineur. Le monde dans tes mains, mon pote ; des fioles à un million le litre, une fortune de technologies entre tes doigts. Tu dois prendre ton pied, là-haut.
Dans le monde antique, on t'aurais vénéré, mon pote, pas un salaire de merde. On aurait fait de toi un dieu. »
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