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17/04/2012
par Daylon
Devant eux et bruyante, dansait une représentation fidèle de leurs rapports, de leurs mots ; des oscillations colorées vaguement hypnotiques où les moins de dix ans s’agitaient.
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… Nous observe, narquois, rue de Montpensier. Il nous interpelle un moment, mais nous avons déjà le dos tourné et les mains dans les poches, le cou enterré sous la laine, fuyant l’hiver.
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Les poses casual bien rangées sur les cotés de la route au moment où retombe un brouillard bleu de poudre ; l’odeur de poudre encore tiède, presque chaude, les étincelles aux pieds, les flammèches. Des diables redescendent l’avenue le feu levé haut sur les têtes, crépitements, marchent ou dansent à la suite d’armes chaudes récemment travaillées par la combustion des salves. La ville se noie dans la fumée de couleur, respire la guerre et les rires adolescents.
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Tout paysage, toute vue demeuraient verrouillés. Des couples anonymes avaient isolés des solitaires leurs promesses d’intimités.
Dans le monde réel : le froid glaciaire.
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Nous lui avons parlé en vain de solitude, d’étranges dissipations d’énergie. Les troncs comme barreaux et les arcades une autre prison, le sol durci par le gel ; une faible neige.
Va savoir ce que nous aurions pu faire pour cet objet.
Nos mains s’engourdissent ; elles enflent un peu et rougissent. Pas un promeneur.
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Peu d’entre eux remarquent, au-dessus de leur tête, l’alimentation de la grande machine.
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18/11/2011
par Daylon
Une jeune enfant, vêtue de jaune, dansait sur la route des canonniers.
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31/10/2011
par Daylon
Les peaux tendues, frappées frénétiquement, vaguement synchrones, enfiévrés, sincères, brûlantes, pressées. Musique inaudible dans une acoustique naturelle, adversaire. La nuit tombée, les aberrations chromatiques, l’humidité des peaux vivantes, la foule, l’air compressé. Solo A.
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Portique A2, trains régionaux, fausses grandes lignes ; transiliens démarrant leur voyage mécanique sous les potences, les voitures s’interpellent d’une ligne à l’autre. Les chemins de fer relaient les distorsions métalliques des chants, les plaintes des créatures en livrée bleue devant les hangars bleus, les teintes concassées de la brique, le gravier entre les voies.
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En l'absence de toute menace, ici, ce sont les palmiers qui grignotent peu à peu les villas.
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